octobre 21, 2026

« J’étais aussi comme vous »

Par Benjamin Mopondi

Contexte

En cette fin d’année civile, et début de celle académique, une pensée encore plus profonde est adressée à ceux qui nous ont quitté. Ce moment semble adéquat pour adresser une réflexion philosophique sur la vie, comme tant d’autres dans le passé sur des sujets qui nous tiennent à coeur :

Cette fois-ci il est question de la mort de nos proches, ainsi que du vide qu’ils laissent dans nos vies.

On a tendance à oublier que le cimetière est rempli d’anciens vivants

Vivre sans eux

Que ce soit la perte d’un parent, d’un/une frère/sœur, ou d’un(e) conjoint voire d’un(e) ami(e), vivre sans eux est une évidence. Ils ne sont plus là.

Cependant la manière est la clé de la suite, comment faire pour compenser cette absence, tout en prenant la peine de ne pas effacer leur existence. Cette ambivalence est le propre même de cette terrible tragédie. En plus de la disparition physique, orale et émotionnelle, on doit également éviter de les jeter aux oubliettes, comme une corbeille d’ordinateur que l’on vide.

Une des marques de cet oubli est l’état de la tombe du défunt

Vivre avec eux

On appartient tous à Créateur, et on retournera tous à Lui. C’est la phrase qu’on dit lorsqu’une mauvaise nouvelle nous frappe. Cela permet de se rappeler de la fragilité de cette de cette vie, et aussi d’intégrer le fait que la décision finale ne nous appartient pas. On a l’obligation d’agir afin d’espérer un meilleur résultat, mais on se doit également d’accepter la dure réalité.

Une fois que cela est dit, une des meilleures façons de continuer de vivre avec eux, c’est d’honorer la mémoire de nos disparus. Cela passe par le fait de visiter leur dernière demeure, la nettoyer, l’embellir de fleurs ainsi que de prières. Mais il est tout aussi possibles d’effectuer diverses bonnes actions en leurs honneurs.

« On meut une seconde fois lorsqu’on est oublié… Prenons la peine de visiter nos proches partis trop tôt (selon nous) »

Ce qui nous unie

Nous avons tous cela en commun, en tant qu’être humain, nous avons tous, sans exception, perdu quelqu’un que nous aimons.

De même que vivre, c’est mourir un peu tous les jours, la mort n’est qu’une étape de nos vies.

Bien qu’on se protège mutuellement, consciemment ou non, d’un quotidien macabre, on ne pensant qu’à ce qui se meut sous nos yeux, ceci tout en préconisant ce qui est joyeux, heureux et rejetant ce qui tend vers la tristesse, l’horreur et la peine. On se doit de garder une place pour nos morts dans notre présent.

Cet article est une sorte d’ode pour eux, tout en étant une thérapie. Car si lire délivre, alors l’écriture de l’un est la délivrance de l’autre.

Nul ne connait le moment exact de son départ, alors prenons la peine de profiter du temps allouer par NZAMBE, pour certes régler nos soucis de notre vivant, mais aussi garder nos liens, échanger, et nous aimer. Essayons de faire de notre mieux afin de ne pas nourrir des regrets.

A nos proches partis, nous vous aimons et vous nous manquez… On espère avoir le même lieu éternel du bon côté amîn amîn amîn.

Certes ils sont partis, mais ils restent à jamais dans nos pensées, cœurs et prières :

Chérissons nos souvenirs sans se laisser emporter par la tristesse ainsi que la dépression