Il n’y a pas de couleur pour aimer…
Contexte :
Le but de cet article est d’écrire sur une Dame, amie de Maman Rose, non Afro, qui oeuvre passionnément aux côtés de l’association ATM depuis des années.
Comme le dit l’artiste et poète Kery James, il n’y a pas de couleur pour aimer. On regarde les actes, et aujourd’hui ils viennent de Madame Wanda Jean Collins:

Les questions/réponses :
Par l’intermédiaire de Maman Rose, nous avons adressé onze questions à Madame Wanda Jean Collins, qui a bien voulu nous faire un retour. Il y aura deux versions, une anglaise, sachant qu’elle est Américaine, et une autre en français pour ceux qui luttent contre la langue de Shakespeare.
La version originale en anglais :
Les questions seront en gras, tandis que les réponses seront en italiques.
- What’s your name?
My name is Wanda Jean Collins
2. How did you meet Mama Rose?
I was introduced in 2009 to Rose at my church, Bethel World Outreach in Nashville,Tennessee, by one of our pastor’s wife. She knew of my passion for mission in Africa and she felt led to connect me to Rose and Luila Village Ministries. Our church was large and we had not met prior to this.
3. How would you describe yourself in a few lines?
I am a meek, southern, farm girl that doesn’t remember a time when I didn’t love Jesus. But unbelievable to me yet amazingly, He loves me and called me to Him and to “GO” to the nations. That calling took years to manifest but He has done above and beyond anything I could ever have imagined. He is my life.
4. What motivated you to get involved with ATM (Les Amis de Tuidi Madiata = Luila Village Ministries in the Congo)?
2008 brought the fulfillment of the beginning of my “going” to the nations through my church’s mission program. A couple of trips later in approximately 2010 upon being introduced to Rose my attention turned to the Congo and Luila Village Ministries. After a postponed trip in 2012, finally in February of 2013 I landed in the Congo and Luila Village. After we had walked the village visiting the local clinic, we neared our camp I experienced the Holy Spirit. I remember the spot and the words that vibrate through me still today as the Holt Spirit whispered “I want you to join your work with Rose’s here in Congo.” I wrestled with that until the next year, 2013, when I returned there with Rose and a team from my church. Again, I know the spot where I said to God, “I don’t understand why you call me HERE.” The Holy Spirit said, “You don’t have to understand, you just have to be obedient.” So I have.
5. How long have you already spent in Congo?
And how many times have you been there? I have been 6 times. The length of trips have mostly ranged from 10 days to 14 days. My last time there in 2022 was for 40 days. My heart’s desire and plan was to go for 4-6 months then respite to USA for a couple of months and then back, working with the ministry and especially the orphans. Hospice care of my mother, my own health issues and the state of world has not allowed that to happen to date. Being a single, white, elderly American woman in tumultuous times puts that plan at risk.
6. What do you like most about Congolese culture?
God has gifted me with a love for all African people but it especially flourished in the Congo because they embraced me so deeply. The people of Luila Village and Tuidi loved, accepted and embraced me in a way beyond anything I had ever experienced. They allowed me to be myself and loved me in that. Most of my life had been about rejection but deep in the bush of Congo I found love and life unknown. As I often tell people there is no explanation except GOD.
7. Do you think you could live in Congo one day?
As stated above that was my heart’s desire. I say now, God willing…
8. How do you manage to reconnect with the Western world after your trips with ATM?
It is difficult and has not gotten easier with time. In fact, it is harder every time and honestly knowing how difficult it is makes me momentarily hesitant to return.
9. Do you know our association AM-ENR?
Rose has shared briefly with me but I would like to know more.
10. How do you think we could improve?
Not able to answer with my limited knowledge
11. Do you have a question on your mind that I haven’t asked?
No but I am open to others you might have for me.

La version traduite dans la langue de Césaire :
Les questions sont en gras, tandis que les réponses seront en italiques.
1. Comment vous appelez-vous ?
Je me nomme Wanda Jean Collins
2. Comment avez-vous rencontré Mama Rose ?
On s’est rencontré en 2009 à l’église, Bethel World Outreach De Nashville,dans le Tennessee, à travers la femme d’un de nos pasteurs. Elle savait que je voulais faire de l’humanitaire en Afrique, et elle m’a parlé de son association ATM ainsi que de leurs actions.
3. Comment pourriez-vous vous décrire en quelques lignes ?
Je suis une jeune fille de la campagne, du Sud, d’un naturel doux, qui ne se souvient pas d’une époque où je n’aimais pas Jésus. Mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, Il m’aime et m’a appelée à Lui et à « PARTIR » vers les nations. Il a fallu des années pour que cet appel se concrétise, mais Il a fait bien plus que tout ce que j’aurais pu imaginer. Il est ma vie.
4. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engagez chez ATM (Les Amis de Tuidi Madiata) ?
L’année 2008 a marqué l’aboutissement du début de mon « départ » vers les nations dans le cadre du programme missionnaire de mon église.
Quelques voyages plus tard, vers 2010, après avoir fait la connaissance de Rose, mon attention s’est tournée vers le Congo et Luila Village Ministries.
Après un voyage reporté en 2012, j’ai finalement atterri au Congo et au village de Luila en février 2013. Après avoir parcouru le village à pied pour visiter la clinique locale, alors que nous approchions de notre campement, j’ai fait l’expérience du Saint-Esprit. Je me souviens de cet endroit et des paroles qui résonnent encore en moi aujourd’hui, lorsque le Saint-Esprit m’a murmuré : « Je veux que tu unisses ton travail à celui de Rose ici, au Congo. »
J’ai lutté avec cette idée jusqu’à l’année suivante, en 2013, lorsque j’y suis retourné avec Rose et une équipe de mon église. Une fois encore, je me souviens de l’endroit où j’ai dit à Dieu : « Je ne comprends pas pourquoi tu m’appelles ICI. » Le Saint-Esprit m’a répondu : « Tu n’as pas besoin de comprendre, tu dois simplement obéir. » C’est ce que j’ai fait.
5. Combien de temps avez-vous déjà passé au Kongo ? Et combien de fois y êtes-vous allée ?
J’y suis allé six fois.
La durée de mes séjours variait généralement entre 10 et 14 jours. La dernière fois que j’y suis allé, en 2022, j’y suis resté 40 jours.
Mon souhait le plus cher et mon projet étaient de partir pendant 4 à 6 mois, puis de faire une pause aux États-Unis pendant quelques mois avant de revenir pour travailler au sein du ministère, en particulier auprès des orphelins. Les soins palliatifs prodigués à ma mère, mes propres problèmes de santé et la situation mondiale m’ont empêchée jusqu’à présent de concrétiser ce projet.
Le fait d’être une femme américaine célibataire, blanche et âgée en ces temps tumultueux met ce projet en péril.
6. Qu’aimez-vous le plus dans la culture Kongolaise ?
Dieu m’a donné l’amour pour tous les Africains, mais cet amour s’est particulièrement épanoui au Congo, car les gens m’ont accueilli avec une immense chaleur.
Les habitants du village de Luila et de Tuidi m’ont aimé, accepté et accueilli d’une manière qui dépassait tout ce que j’avais connu jusqu’alors. Ils m’ont permis d’être moi-même et m’ont aimé tel que j’étais. J’avais passé la majeure partie de ma vie à subir le rejet, mais au cœur de la brousse congolaise, j’ai découvert un amour et une vie que je ne connaissais pas.
Comme je le dis souvent, il n’y a d’autre explication que DIEU.
7. Pensez-vous pouvoir vivre au Kongo un jour ?
Comme dit précédemment, j’aimerais beaucoup y vivre, mais cela ne dépend que de DIEU.
8. Comment faites-vous pour revenir en adéquation avec le monde occidental après vos voyages avec ATM ?
C’est difficile, et ça ne s’est pas simplifié avec le temps. En fait, c’est de plus en plus dur à chaque fois, et franchement, savoir à quel point c’est difficile me fait hésiter un instant à y retourner.
9. Connaissez-vous notre association AM-ENR ?
Rose m’en a parlé, mais j’aimerais avoir plus d’informations à votre sujet.
10. Comment pourrions-nous nous améliorer selon vous ?
Je n’ai pas assez de connaissances pour répondre à cette question.
11. Auriez-vous une question en tête que je n’ai pas posée ?
Non, mais je suis ouvert à d’autres questions de votre part.

Pourquoi avoir voulu écrire cet article ?
Parce que cette Maman a un comportement exemplaire pour des jeunes comme nous, voulant œuvrer pour la Terre Mère.
Les nombreux déplacements effectués avec Maman Rose, ainsi que les sourires perçus durant leurs actions via les photos, nous démontrent qu’il n’y a pas de couleur pour aimer.
Nous préférons ceux qui agissent humainement, plutôt que de nous arrêter à leur teinte de peau, voire à leur pigmentation et taux de mélanine.
Suivons la voie tracée par nos Mamans et continuons d’agir à notre niveau pour le bien de tous.
